Notre mission

Share The Ocean est un programme de recherche qui vise à réduire les collisions entre les navires et la mégafaune marine. Le modèle se construit d’abord sur la course au large, avant d’être appliqué au trafic maritime dans son ensemble.

Cachalot sondant, la queue hors de l’eau
Crédit photo : Hélène Peltier

Quatre ambitions

  • Protéger la biodiversité marine — les collisions sont une des premières causes de mortalité connues pour les grands cétacés.
  • Pérenniser et développer l’économie maritime — un navire qui heurte un animal subit lui aussi des dégâts, parfois irréversibles.
  • Accroître la connaissance des océans — produire des estimations là où les données manquent.
  • Sensibiliser le public aux grands enjeux maritimes — en s’appuyant sur l’audience de la course au large.

Notre objectif

Réduire le nombre de collisions entre la mégafaune marine et les navires. Comme il est difficile d’estimer le nombre de collisions en mer, nous avons recours à la modélisation statistique, en croisant les données de distribution des espèces et les routes des navires.

Comment nous procédons

Nous prenons en compte les caractéristiques des espèces — taille, vitesse de nage, temps d’immersion — et celles des navires — polaires de vitesse, dimensions. Sur cette base, nous réalisons des routages météorologiques et nous estimons, pour chaque route, la probabilité de rencontrer un animal.

Les densités d’animaux proviennent de modèles de distribution, construits à partir de données d’observation. Plusieurs organismes de recherche marine nous fournissent ces données à l’international, parmi lesquels l’Institute of Marine Research en Norvège, le Marine and Freshwater Research Institute en Islande et le Faroe Marine Research Institute aux îles Féroé. Les modèles de distribution qui en résultent sont utilisés en entrée de notre modèle de rencontres.

Des zones d’exclusion, lorsque les données sont disponibles

Dans les zones où nous possédons des informations sur les densités d’animaux, nous pouvons proposer des zones d’exclusion pour éviter les secteurs de concentration, évaluer leur pertinence, et proposer des routages qui les contournent.

Ces zones dépendent de la période de l’année : les animaux ne sont pas aux mêmes endroits en toute saison.

À qui ce programme s’adresse

À tous les acteurs de la mer. Il nous faut repenser nos pratiques maritimes et router les navires de manière plus responsable, afin de préserver la biodiversité marine tout en assurant la sécurité des navires et des passagers — et, ce faisant, de pérenniser nos activités maritimes.

Une expertise sollicitée au-delà du programme

L’expertise développée dans Share The Ocean est mobilisée par d’autres instances qui travaillent sur les collisions.

  • Commission baleinière internationale — Auriane Virgili siège au panel d’experts sur les collisions avec les navires de la CBI, l’instance internationale qui tient la base de données mondiale des collisions et formule les recommandations sur le sujet.
  • Atlantic Whale Deal — le consortium de ce projet Interreg Espace Atlantique (2023-2026, 3,5 M€) fait appel à Auriane Virgili comme experte externe. Piloté depuis Madère par l’ARDITI, il réunit une quinzaine de partenaires du Portugal, d’Espagne, de France et d’Irlande autour de la réduction des collisions dans l’Atlantique.

Et ensuite

La finalité de Share The Ocean est d’étendre son expertise au transport maritime dans son ensemble, pour réduire globalement les collisions avec la mégafaune marine.